Une médecine complémentaire
La médecine traditionnelle
chinoise (MTC) est le fruit de quelques millénaires
de recherches et d'expérimentations autour de
plusieurs disciplines dont l'acupuncture, le massage,
la moxibustion ou la pharmacopée. Aucun de ces
volets ne résume à lui seul la portée
de cette médecine.
Au niveau international, elle est reconnue par l'Organisation mondiale de la
santé (OMS) et est maintenant parfaitement intégrée à plusieurs
systèmes de santé publique. De nombreuses publications dans la
presse scientifique, particulièrement au Royaume-Uni et en Allemagne,
confirment sa complémentarité. Aux Etats-Unis, elle a sa place
dans les cursus universitaires de médecine et l'Agence du médicament
américaine reconnaît depuis plusieurs années l'efficacité et
l'action de la plupart des 10 000 plantes chinoises existantes. En Tanzanie,
l’OMS prête un appui technique aux autorités en collaboration
avec la Chine pour la production d’antipaludiques extraits de la plante
chinoise Artemisia annua. La production locale de ce médicament permettra
de faire tomber le prix de la dose de US $7 à $2.
A Bruxelles, des praticiens et certains députés ont porté le
débat sur sa reconnaissance au Parlement européen. Mais malgré des
avancées notables, les pays latins restent timides et ont encore tendance à l'opposer à la
médecine allopathique.
La MTC n’est pourtant ni une médecine parallèle ni une
médecine alternative. Elle s’intègre parfaitement dans
un système médical qui prend en compte l’organisme dans
sa globalité. C’est ce qui explique qu’en Chine son association
avec la médecine occidentale forme un système médical
unique. C'est ce concept de complémentarité qui fonde l’orientation
de Jade campus.
Link: Des exemples de complémentarités, par l'Organisation mondiale
de la santé
* 25 % des médicaments modernes
sont préparés à base de plantes
qui ont au départ été utilisées
traditionnellement.
* L’acupuncture a fait la
preuve de son efficacité pour soulager les douleurs
postopératoires, la nausée pendant la grossesse,
la nausée et les vomissements associés à la
chimiothérapie, ainsi que la douleur dentaire
avec extrêmement peu d’effets secondaires.
Elle permet également d’atténuer
l’anxiété, les troubles paniques
et l’insomnie.
* Le yoga peut contribuer à atténuer
les crises d’asthme, tandis que les techniques
de Tai Chi peuvent aider les personnes âgées à moins
redouter les chutes.
* La médecine traditionnelle
peut d’autre part agir sur les maladies infectieuses.
En Chine, par exemple, la plante médicinale Artemisia
annua, utilisée depuis près de 2000 ans,
s’est avérée efficace contre le paludisme
résistant et pourrait représenter une percée
qui permettrait d’éviter près d’un
million de décès par an, pour l’essentiel
chez des enfants, des suites du paludisme grave.
* En Afrique du Sud, le Medical
Research Council fait actuellement des études
sur l’efficacité de la plante Sutherlandia
Microphylla pour soigner les patients atteints du SIDA.
Traditionnellement utilisée comme tonique, cette
plante peut renforcer la masse corporelle chez les personnes
vivant avec le VIH et leur donner plus d’énergie
et d’appétit.
Source: Organisation mondiale de
la santé, Mai 2003, http://www.who.int